La chasteté et la privation désignent une pratique dans laquelle une personne accepte de restreindre ou d'abandonner l'accès à son propre plaisir sexuel, souvent sous le contrôle d'un partenaire. Cette dynamique peut être mise en place de façon symbolique, par des règles et des accords verbaux, ou de façon physique, grâce à des dispositifs de chasteté portés sur les organes génitaux. La personne soumise à la restriction est généralement appelée la personne portante ou le soumis, tandis que celle qui contrôle l'accès est désignée comme le keyholder, ou détenteur de clé. La durée de la privation varie considérablement, de quelques heures à plusieurs jours ou semaines. L'attrait de cette pratique repose souvent sur la tension psychologique, le sentiment de confiance absolue, et le transfert de contrôle. Elle s'inscrit fréquemment dans des dynamiques D/s (dominance et soumission) ou de pet play, mais peut aussi exister de façon indépendante. La chasteté n'implique pas nécessairement l'absence totale de toute activité sexuelle, mais plutôt la délégation du droit à l'orgasme ou au plaisir personnel à une autre personne.
Un accord explicite et révocable est indispensable. Établir un mot de sécurité ou un signal d'arrêt reste prioritaire. Pour les dispositifs physiques, vérifier régulièrement l'hygiène, l'ajustement et l'absence de douleur, de coupures ou de troubles circulatoires. Prévoir un accès d'urgence au dispositif en cas de blessure ou de besoin médical. Sur le plan émotionnel, des points de contact réguliers entre partenaires permettent de s'assurer que la pratique reste consentie et agréable. Une durée prolongée sans communication peut engendrer de l'anxiété ou un sentiment d'abandon.
Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team