La gorge profonde (deep throat) désigne la pratique consistant à prendre un pénis (ou un jouet en forme de pénis) totalement ou presque totalement dans la bouche et la gorge, de sorte que le gland dépasse le voile du palais pour atteindre le pharynx. Le terme vient du film pour adultes du même nom sorti en 1972, mais l'acte lui-même est une variante du sexe oral pratiquée depuis longtemps dans de nombreuses cultures. Ce qui distingue la gorge profonde de la fellation classique, c'est la profondeur de la pénétration : l'objectif est d'accueillir toute la longueur plutôt que de travailler uniquement avec la bouche. Elle peut être pratiquée par toute personne ayant un réflexe nauséeux sur tout partenaire possédant un pénis ou utilisant un godemiché ceinture ou un dildo. La gorge profonde se situe à la croisée de la technique orale et du défi physique. Pour la personne qui donne, il s'agit d'apprendre à gérer ou à atténuer le réflexe nauséeux. Pour la personne qui reçoit, elle procure un ensemble de sensations différentes de la fellation classique, notamment une chaleur et une pression sur toute la longueur du sexe. C'est un fantasme courant et, avec de la pratique et de la communication, une compétence que beaucoup de gens développent au fil du temps.
Dans la pratique, la gorge profonde est autant une expérience d'apprentissage d'une compétence qu'une expérience sexuelle. La personne qui donne commence généralement par une fellation classique et progresse peu à peu vers une plus grande longueur à chaque tentative, en marquant une pause chaque fois que le réflexe nauséeux se déclenche. Beaucoup trouvent qu'incliner la tête vers l'arrière pour aligner davantage la gorge avec la bouche, parfois appelée la « position de l'avaleur de sabre », rend la pénétration plus profonde plus confortable. Respirer régulièrement par le nez et détendre les muscles de la gorge sont les deux techniques les plus souvent citées pour gérer le réflexe nauséeux dans la durée.
Pour la personne qui reçoit, la sensation diffère de la fellation classique par la présence d'une pression et d'une chaleur sur toute la longueur du sexe, y compris à la base, une zone rarement stimulée autrement. Beaucoup trouvent que cette intensité fait une grande partie de l'attrait.
Les dynamiques varient largement. Certains couples le vivent comme un exploit occasionnel qu'ils explorent ensemble ; d'autres l'incorporent régulièrement. Cela peut comporter une dimension d'intimité, de confiance et d'attention mutuelle, car cela demande à la personne qui reçoit d'être attentive et patiente. Cela apparaît aussi dans des contextes d'échange de pouvoir, où l'acte lui-même peut se ressentir comme soumis pour la personne qui donne, ou dominant pour celle qui reçoit, bien que ce cadrage soit entièrement optionnel et personnel.
Un consentement clair et continu est essentiel. La personne qui donne doit toujours se sentir libre de s'arrêter à tout moment sans pression. La personne qui reçoit ne devrait jamais appuyer sur la tête de l'autre sans permission explicite, car cela retire à la personne qui donne le contrôle de la situation et peut provoquer un étouffement ou une blessure. Le réflexe nauséeux existe pour une raison ; le forcer sans préparation peut causer des vomissements ou de la détresse. La pratique doit se faire progressivement, toujours au rythme de la personne qui donne. La technique de respiration compte : la personne qui donne doit respirer par le nez et établir un signal clair (comme un tapotement) pour marquer une pause immédiate. Restez hydraté et gardez les séances courtes au début.
Elle ne devrait pas être douloureuse pour l'un ou l'autre partenaire quand elle est faite correctement. La personne qui donne peut ressentir un léger inconfort en travaillant l'activation du réflexe nauséeux, et une certaine douleur à la gorge par la suite est courante, similaire à ce qu'on peut ressentir après avoir chanté longtemps. Toute douleur vive est un signal pour arrêter.
S'étouffer avec sa propre salive ou avoir une forte réaction nauséeuse est possible, c'est pourquoi un signal d'arrêt clair n'est pas négociable. Une véritable suffocation est très peu probable dans la pratique habituelle, mais la personne qui donne devrait toujours pouvoir se retirer instantanément. N'autorisez jamais aucune contrainte de la tête sans une confiance solide et une planification de sécurité poussée.
Cela varie énormément d'une personne à l'autre. Certaines personnes s'y sentent à l'aise après quelques séances de pratique ; d'autres y travaillent pendant des mois. Certaines constatent que leur anatomie ou leur sensibilité fait que ce n'est pas atteignable sans inconfort important, et c'est aussi un résultat valide.
Une pratique fréquente peut réduire la sensibilité du réflexe nauséeux dans le temps pour certaines personnes, mais l'effet a tendance à être temporaire et spécifique à ce type de stimulation. Il n'existe pas de preuve solide que cela cause des changements durables sur le réflexe nauséeux dans la vie quotidienne.
Le rôle principal de la personne receveuse est de rester immobile, de garder les mains loin de la tête de la personne qui donne, sauf invitation explicite du contraire, et de prêter une grande attention à ses signaux. Laisser la personne qui donne fixer entièrement le rythme, c'est ce qui distingue une bonne expérience d'une expérience nuisible.
Beaucoup de personnes avec un réflexe nauséeux sensible ont développé plus de confort au fil du temps grâce à une désensibilisation graduelle, par exemple en utilisant une brosse à dents progressivement plus loin sur la langue chaque jour. Cependant, il est aussi tout à fait valide de décider que ça n'en vaut pas la peine. Un sexe oral enthousiaste sans profondeur totale reste tout aussi agréable pour la plupart des personnes receveuses.
Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team