Le kink drone désigne une forme de jeu de rôle dans lequel une personne adopte l'identité d'un drone, c'est-à-dire un être dont la volonté individuelle, la personnalité et la conscience sont effacées ou mises en veille. La personne devient une entité anonyme, interchangeable et obéissante, souvent désignée par un numéro plutôt qu'un prénom. Ce kink s'inscrit dans le courant plus large du jeu de transformation identitaire et du pet play fantaisiste, mais il se distingue par son aspect déshumanisation volontaire et son esthétique robotique ou insectoïde. Le partenaire dominant, parfois appelé opérateur ou propriétaire, programme ou contrôle le drone selon des instructions précises. Les pratiques associées incluent le port de combinaisons moulantes ou de masques intégraux, l'utilisation de noms de code numériques, des postures rigides et une communication réduite à des réponses standardisées. Ce kink attire des personnes qui trouvent une forme de libération dans l'abandon temporaire du moi, la suppression de la responsabilité décisionnelle, et l'immersion dans une esthétique futuriste ou collective. Il peut être pratiqué de manière solitaire, en duo ou en groupe.
L'effacement identitaire volontaire demande un cadre de consentement très explicite établi hors scène. Il est essentiel de définir à l'avance les limites, les signaux d'arrêt (mots de sécurité ou signaux gestuels si la communication verbale est réduite), et la durée de la scène. Le port de masques intégraux présente des risques d'inconfort respiratoire ou de claustrophobie, il faut donc tester l'équipement avant toute session longue. Un retour progressif à l'identité normale après la scène, souvent appelé aftercare, est particulièrement important dans ce type de jeu dissociatif.
Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team