Feederisme

Déni de PP

Le 'In Denial of WG' (déni de prise de poids) est une dynamique appartenant au féederisme dans laquelle une personne grossit ou engraisse progressivement tout en maintenant, de manière performative ou sincère, qu'elle ne grossit pas, que les changements corporels sont négligeables ou inexistants. Ce déni peut être joué comme un jeu de rôle conscient entre partenaires consentants, où l'un engraisse activement l'autre pendant que les deux font semblant d'ignorer ou de minimiser les transformations physiques visibles. Il peut aussi refléter un état psychologique vécu de l'intérieur, où la personne qui grossit évite de reconnaître ce processus pour des raisons liées au désir ou au plaisir. Cette dynamique combine des éléments de féederisme classique avec une dimension de déni ou de dissociation volontaire, ce qui lui confère une charge érotique particulière pour ceux qui la pratiquent. L'accent est mis sur l'écart entre la réalité observable et le discours tenu, cet écart constituant lui-même la source principale d'excitation ou de satisfaction.

À quoi ça ressemble

En pratique, le déni de prise de poids se joue comme une scène scénarisée ou semi-improvisée entre partenaires. La personne en déni peut se forcer à entrer dans des vêtements qui ne lui vont plus et insister qu'ils lui vont parfaitement, prétendre ne pas avoir beaucoup mangé malgré les preuves du contraire, ou balayer les observations de son ou sa partenaire sur son corps par du déni ou une fausse indignation. Le ou la partenaire qui répond au déni joue généralement le jeu en le contredisant, doucement ou fermement, en attirant l'attention sur des détails physiques ou des comportements précis qui contredisent le déni.

Les scènes peuvent aller du léger et comique à l'intense sur le plan psychologique. Certaines personnes apprécient l'humour et l'absurdité du déni lui-même. D'autres sont attirées par la vulnérabilité d'être « prises sur le fait » en plein déni, ce qui peut comporter des thèmes d'humiliation légère à modérée. Certains et certaines praticien·nes utilisent des miroirs, des essayages de vêtements ou des pesées comme accessoires de scène pour accentuer le contraste.

Cette dynamique ne nécessite pas de prise de poids réelle. Beaucoup de gens vivent tout le scénario dans le fantasme, en utilisant l'imagination, la narration ou un langage descriptif plutôt que de véritables changements corporels. Quand une réelle prise de poids entre en jeu, c'est parce que les deux partenaires ont choisi cette voie indépendamment et ont intégré l'élément de déni comme une couche supplémentaire de jeu de rôle. Ce qui attire les gens vers ce kink tient souvent à l'interaction entre l'image de soi et la perception extérieure, la conscience du corps, et l'érotisme d'être observé de près par un ou une partenaire.

Sécurité et consentement

La communication explicite avant et pendant la pratique est indispensable. Il faut établir des limites claires sur le degré de prise de poids réellement souhaité, car des changements corporels durables ont des implications concrètes sur la santé physique. Le déni performatif ne doit pas devenir un obstacle à des soins médicaux ou à une évaluation honnête du bien-être de chacun. Vérifier régulièrement que le consentement reste actif et que les deux partenaires restent à l'aise avec l'évolution de la dynamique est essentiel. Une distinction nette entre jeu de rôle et réalité doit être maintenue.

Idées reçues

Se lancer en toute sécurité

  1. Commence par une conversation en dehors de toute scène pour établir le ton, les limites, et le langage précis qui est bienvenu ou à proscrire, avant d'essayer cela pour la première fois.
  2. Mettez-vous d'accord sur le fait qu'il s'agira d'un pur jeu de rôle fantasmé ou que de véritables changements corporels font partie du tableau, et revenez régulièrement sur cet accord.
  3. Fixez un safeword ou un signal qui met immédiatement la dynamique en pause, afin que la personne en déni puisse sortir du jeu de rôle sans briser l'immersion de façon gênante.
  4. Commence par des versions peu intenses du déni, comme affirmer avec désinvolture qu'un t-shirt te va toujours, avant de monter en intensité vers des scènes plus élaborées ou chargées émotionnellement.
  5. Débriefez après chaque session pour partager ce qui a fait du bien et ce qui n'a pas fonctionné, car ce type de jeu de rôle aux multiples couches psychologiques peut faire remonter des émotions inattendues chez l'un·e ou l'autre partenaire.

Questions fréquentes

Dois-je réellement prendre du poids pour explorer ce kink ?

Non. Beaucoup de gens explorent le déni de prise de poids entièrement à travers l'imagination, le jeu de rôle descriptif ou la fiction collaborative. Le fantasme et la dynamique psychologique peuvent être pleinement présents sans aucun changement physique réel.

En quoi cela diffère-t-il du feederism classique ?

Le feederism classique se concentre sur l'acte de nourrir et sur la charge érotique autour du fait de manger et de prendre du poids en soi. Le déni de prise de poids ajoute une couche psychologique spécifique où la personne qui prend du poids rejette ou ignore les preuves de ce changement, et la tension entre le déni et la réalité devient l'élément érotique principal.

Comment faire pour que le déni paraisse réaliste ? Comment les partenaires restent-ils dans leur personnage ?

La préparation aide énormément. Se mettre d'accord à l'avance sur des phrases, des comportements et des scénarios précis permet aux deux partenaires d'improviser dans un cadre clair. Certains couples écrivent des scripts approximatifs ou discutent des moments clés avant une scène pour que le déni paraisse naturel plutôt que forcé.

Ce kink peut-il causer de véritables problèmes d'image corporelle avec le temps ?

Comme pour tout jeu de rôle impliquant des commentaires sur le corps, il vaut la peine de faire régulièrement le point sur ce que ressentent émotionnellement les deux partenaires en dehors des scènes. Si les thèmes commencent à déteindre sur la perception de soi au quotidien d'une manière non désirée, faire une pause et en parler ouvertement, ou consulter un ou une thérapeute, est une démarche raisonnable.

Est-ce acceptable si seul·e un·e des deux partenaires trouve cela érotique et que l'autre reste plutôt neutre ?

Oui, une différence de niveau d'enthousiasme autour d'un kink précis est courante. Ce qui compte, c'est que le ou la partenaire moins enthousiaste soit réellement volontaire et ne se sente pas mal à l'aise. Faire quelque chose uniquement pour faire plaisir à un·e partenaire, sans adhésion personnelle, est acceptable tant que cela ne semble ni coercitif ni désagréable pour cette personne.

Quel type de langage ou de scénarios est typique dans cette dynamique ?

Les éléments courants incluent des commentaires sur la coupe des vêtements, des références aux habitudes alimentaires, des observations ludiques ou pointues sur les mensurations, et la personne en déni qui invente des excuses de plus en plus invraisemblables. Le langage précis doit être négocié à l'avance, pour qu'aucun des deux partenaires n'utilise de mots ou de comparaisons que l'autre trouverait réellement blessants plutôt qu'excitants.

Comment en parler

  1. Amorce 1"J'ai remarqué que l'idée de faire semblant de ne pas voir certains changements corporels me plaît beaucoup. Est-ce que c'est quelque chose qu'on pourrait explorer ensemble ?"
  2. Amorce 2"Dans le cadre du féederisme, il y a une dynamique qui m'attire vraiment, c'est le déni. Je serais curieux(se) d'en parler avec toi pour voir si ça t'interpelle aussi."
  3. Amorce 3"Est-ce que tu serais ouvert(e) à jouer un scénario où on fait comme si certaines choses évidentes n'existaient pas ? J'aimerais t'expliquer ce que j'ai en tête."

Souvent notés ensemble

Force FeedingTight ClothesUncomfortably FullBelly RubsApproval / PraiseFat ShamingFunnel FeedingSquashing

Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team