Ce fantasme implique des jeux de rôle dans lesquels une ou plusieurs personnes incarnent des créatures non humaines, qu'il s'agisse de monstres fantastiques, d'extraterrestres, de créatures mythologiques ou d'êtres imaginaires de toutes sortes. L'attrait peut porter sur la dynamique de pouvoir (la proie et le prédateur, l'humain et l'inconnu), sur l'aspect esthétique des costumes ou des accessoires, sur la désorientation identitaire que procure l'altérité radicale, ou simplement sur l'évasion narrative que permet ce type de scénario. Certaines personnes apprécient le côté « premier contact » ou la curiosité scientifique fictive, d'autres sont davantage attirées par l'aspect inquiétant ou intimidant de la créature. Ce kink se décline sur un large spectre, du jeu de rôle entièrement habillé et non sexuel jusqu'aux scènes explicitement érotiques. Il est très présent dans la culture geek, la science-fiction et le fantastique, ce qui en fait un fantasme souvent nourri par des références culturelles communes (films, littérature, jeux vidéo). L'élément central reste toujours la construction d'un univers partagé entre les participant(e)s.
Définir clairement le scénario avant de commencer est essentiel : quelles caractéristiques la créature possède-t-elle, quels comportements sont acceptables, et où se situent les limites de chacun(e). Les costumes encombrants ou les masques peuvent restreindre la vision, la mobilité ou la respiration, il faut donc les tester au préalable. Établir un mot de sécurité ou un signal non verbal est indispensable si le personnage ne parle pas. Sur le plan émotionnel, certaines dynamiques (domination, peur simulée) peuvent déclencher des réactions inattendues. Prévoir un moment de débrief après la scène aide à intégrer l'expérience.
Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team