Le squashing est une pratique BDSM et fétichiste dans laquelle une personne (généralement de corpulence plus importante) s'assoit, s'allonge ou exerce son poids corporel sur une autre personne, partiellement ou entièrement. Ce kink appartient à la sphère du feederism et des pratiques liées aux corps gros, mais il peut aussi s'inscrire dans des dynamiques de domination et de soumission. La personne qui exerce son poids est souvent appelée le ou la « squasher », et celle qui le reçoit le ou la « squashee ». L'attrait peut venir du contact corporel intense, de la sensation de poids et de pression, du sentiment d'être submergé ou contenu, ou encore d'une dynamique de pouvoir liée à la taille et à la corpulence. Certaines personnes apprécient cela pour la chaleur et l'intimité physique, d'autres pour l'aspect de contrôle ou d'humilité consentie. Cette pratique peut être douce et sensuelle ou plus intense selon les préférences des partenaires.
En pratique, le squashing commence généralement par le ou la squasher qui se positionne sur ou contre le ou la squashee d'une façon convenue à l'avance. Les positions courantes incluent le ou la squasher assis(e) sur les genoux, les cuisses ou le dos du ou de la squashee, ou allongé(e) complètement sur lui ou elle. Le ou la squashee ressent des niveaux variables de pression, de chaleur et de restriction physique selon la position et la taille du ou de la squasher par rapport à la sienne.
Beaucoup de participant(e)s décrivent l'attrait en termes d'intensité sensorielle : la sensation d'être maintenu(e) au sol, entouré(e) par le corps d'une autre personne, incapable de bouger librement. Pour le ou la squashee, cela peut évoquer un sentiment de sécurité, de soumission, ou une stimulation physique intense. Pour le ou la squasher, il y a souvent un élément de confiance affirmée dans sa taille, de domination physique, ou de plaisir à être désiré(e) pour son corps.
Les variantes courantes incluent le face-sitting (le ou la squasher s'assoit sur le visage ou la poitrine du ou de la squashee), l'allongement complet du corps, et le « squash partiel » où seule une partie du poids est appliquée. Le squashing recoupe souvent le feederism car la corpulence est centrale dans la dynamique, mais des personnes de toutes tailles peuvent tenir l'un ou l'autre rôle. Certains couples l'intègrent dans des scènes plus longues incluant humiliation verbale, adoration ou jeu de rôle, tandis que d'autres le pratiquent comme activité physique autonome centrée purement sur la pression et la proximité.
La communication préalable est indispensable : il faut définir clairement les zones du corps concernées, la durée et l'intensité. La personne qui reçoit le poids doit pouvoir signaler un inconfort immédiatement, via un mot de sécurité ou un signal physique. Il faut éviter toute pression directe et prolongée sur la nuque, la colonne vertébrale, la cage thoracique ou le ventre. Les personnes ayant des problèmes respiratoires, articulaires ou cardiovasculaires doivent consulter un professionnel de santé avant de pratiquer. Un débriefing après la séance est conseillé pour les deux partenaires.
Le squashing comporte de vrais risques physiques, notamment au niveau de la respiration et des tensions articulaires ou musculaires, mais ces risques peuvent être réduits significativement avec de la préparation. Utiliser des signaux de sécurité non verbaux, commencer avec un poids partiel, éviter la pression directe sur la poitrine ou la gorge, et vérifier fréquemment sont les mesures de sécurité essentielles. Les personnes ayant des problèmes respiratoires ou musculo-squelettiques préexistants devraient être particulièrement prudentes et pourraient consulter un médecin.
Non. Bien que le squashing apparaisse dans des contextes de feederism parce que la corpulence est souvent centrale dans la dynamique, ce kink peut être apprécié purement pour ses sensations physiques ou ses dynamiques de pouvoir, indépendamment de tout intérêt pour le nourrissage ou la prise de poids. Certaines personnes apprécient le squashing simplement pour la sensation de pression, de chaleur ou d'immobilisation.
Le smothering désigne généralement l'usage d'une partie du corps (souvent les fesses, les cuisses ou la poitrine) pour couvrir le visage et restreindre intentionnellement la respiration. Le squashing est plus large et désigne l'application du poids du corps sur diverses parties du corps. Le smothering peut être un élément d'une scène de squashing, mais le squashing ne nécessite aucune restriction de la respiration.
Oui. Bien que ce kink soit souvent associé à des corpulences plus fortes, une personne de n'importe quelle taille peut jouer le rôle de squasher. Les dynamiques et sensations varieront selon la différence de taille entre partenaires, et certaines personnes préfèrent spécifiquement une petite différence de taille, tandis que d'autres en préfèrent une plus grande. Communiquer sur ce que chaque partenaire trouve attirant compte plus que d'atteindre un seuil de taille particulier.
Aborder la conversation en dehors d'un moment sexuel fonctionne généralement bien, par exemple pendant une discussion détendue sur les centres d'intérêt ou en consultant ensemble une liste de kinks. Être précis(e) sur ce qui t'attire (la pression, la dynamique de pouvoir, la proximité) aide ton ou ta partenaire à comprendre ce que tu recherches réellement. Des outils comme les inventaires de kinks partagés peuvent aussi faciliter la découverte d'intérêts communs sans mettre personne sur la sellette.
Pas nécessairement. Bien que beaucoup de dynamiques de squashing comportent un élément de pouvoir (le ou la squasher en position dominante, le ou la squashee en position soumise), certains couples le pratiquent de façon plus neutre ou ludique sans cadre D/s explicite. Ce kink peut porter sur la sensation physique, l'intimité ou l'appréciation du corps, tout autant que sur l'échange de pouvoir. Les partenaires définissent eux-mêmes la dynamique.
Relu par Reviewed by the Jar of Kinks editorial team